Entrepreneuriat : 5 bonnes raisons de se lancer pendant la crise

4/6/2020

4/6/2020

National

2020 n'a rien d'une année comme les autres. Jour après jour, les nouvelles concernant l'économie sont un peu plus sombres. L'idée de se lancer dans l'entrepreneuriat pourrait paraitre insensée. La crise que nous traversons pourrait alors désarmer certain·e·s entrepreneur·e·s et les stopper net dans leur élan vers l'entrepreneuriat. Pourtant, cette crise représente une période propice au lancement de sa startup. En voici 5 raisons.

1. La crise est vecteur de créativité

Bien que chaque crise soit unique et différente de la précédente, elle nous pousse à remettre en question nos modes de fonctionnement, de production, de consommation ou encore de management actuels.

La rupture que provoque la crise est favorable aux opportunités et au changement. L'innovation (qu'elle soit technologique et/ou sociale) est un levier remarquable pour contribuer à ce changement.

Natacha Piatek, une jeune entrepreneure lyonnaise qui s’est lancée dans l’aventure entrepreneuriale quelques mois avant la crise, en a fait l'expérience. Elle développe la première plateforme dédiée à la « Formation Expérientielle » : une solution à destination des entreprises qui maximise l’efficacité des formations professionnelles, grâce à des missions immersives, pratiques et impactantes, auprès d'acteurs innovants et engagés du territoire.

Alors que le confinement a imposé une adaptation des méthodes de travail et avorté ses actions menées sur le terrain, Natacha en a tiré des bénéfices :

"Je dirais que ces derniers mois ont été l’occasion de repenser mon rapport au temps et aux priorités, et d’organiser mes journées différemment en alternant des phases de production et des phases d’inspiration."

La crise est le moment où apparaissent de nouveaux marchés et où se créent de nouvelles tendances. Il se pourrait par exemple que les secteurs de la santé, de l'hardware ou encore de l'économie sociale et solidaire aient le vent en poupe dans les prochains mois.

2. La quête de sens devient une priorité

La crise - et le confinement associé - a permis à bon nombre de Français de se questionner sur le sens du travail.

Selon une étude réalisée par Yougov, 55% des Français·e·s réfléchissent sur le sens de leur travail, voire de leur utilité depuis le début de la pandémie. Ce chiffre s'élève à 61% chez les 18-24 ans.

De nombreux Français déchantent vite en devant incarner des valeurs qui ne sont pas les leurs au sein de leur entreprise. Changer d’activité, rejoindre le monde associatif permet parfois de trouver du sens, mais le mieux est encore d’entreprendre. C’est d'ailleurs la motivation première des entrepreneur·e·s qui se lancent aujourd'hui : donner du sens à ce qu’ils font.

Pour Alexandre Fourtoy, CEO et Fondateur d'1Kubator, "la quête de sens peut prendre des formes très différentes selon chacun, mais elle reste quelque chose de très personnel qu’on ne peut résoudre réellement qu’en créant sa propre structure. Aujourd’hui, donner du sens à son action est plus important que jamais. L’entrepreneuriat à sens sera la clé du monde demain."

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A découvrir : Changer la vie et sa vie par l'entrepreneuriat - Alexandre Fourtoy

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Natacha Piatek indique quant à elle :

"La crise que nous traversons invite beaucoup d’entre nous à se questionner sur « le monde de demain » et (r)éveille les consciences concernant les urgences sociales, sociétales et environnementales. C'est une période propice aux projets qui, comme le mien, visent à impacter positivement ces enjeux et à accompagner les citoyens dans leur volonté d’agir et de s’engager pour un monde plus responsable et solidaire."

Et quand il s'agit de l'avenir, l'entrepreneure lyonnaise reste optimiste :

"Dans ce contexte, j'envisage l'avenir sereinement. Mon projet est une réponse concrète à la quête de sens grandissante dans les entreprises, exacerbée par les événements actuels. Je me sais par ailleurs bien accompagnée par 1Kubator, ses experts et son réseau pour m’appuyer tout au long de mon développement."

3. Le temps devient un allié

Souvent considéré comme la bête noire des entrepreneur·e·s, le rapport au temps a pu être vu sous un autre angle avec le confinement. Plutôt que d'y voir une perte de temps, des mois envolés, les plus optimistes y verront un sursis supplémentaire pour préparer, initier, tester, peaufiner son idée avant de se lancer pleinement dans l'aventure entrepreneuriale.

Evidemment, pour les entrepreneur·e·s déjà sur le terrain, la crise a interrompu le travail d’investigation. Mais cela leur a permis de prendre du recul sur leur projet entrepreneurial.

"Le report de mon travail d'investigation a été l’occasion de réaliser un travail de fond plus approfondi sur mon marché, mon positionnement et ma concurrence. Plutôt que d’y voir du temps perdu, j’y vois l’occasion d’échanges encore plus complets et éclairants avec mes utilisateurs dans un futur proche." Natacha Piatek, entrepreneure.

4. La résilience de l'entrepreneur·e est la clé

Lorsqu'on se lance dans l'entrepreneuriat, les convictions et les motivations ne manquent pas. Et même si aucune recette miracle n'existe, trois qualités peuvent faire la différence : pragmatisme, audace et résilience.

Entreprendre, c'est incarner ses valeurs. C'est le point le plus important, pourtant souvent le moins perçu par celui ou celle qui crée sa boîte.

Comme le souligne Alexandre Fourtoy, "on crée son entreprise en y mettant beaucoup de soi, et on la façonne aussi à son image. Ses propres convictions, ses propres valeurs, s’y retrouvent et sont incarnées dans l’action. Seule sa propre entreprise permet de vivre tous les jours en phase avec ses propres principes. Ce qui sublime ses valeurs, c’est l’impact qu’elle vont générer."

Et si c'était à refaire ?

Lorsqu'on pose la question à Natacha Piatek, elle n'hésite pas :

"Ma décision d’entreprendre est le fruit d’un cheminement professionnel et personnel de plusieurs mois. Je savais que cela ne serait pas un long fleuve tranquille, mais je n'hésiterais pas si c'était à refaire !"

C'est l'audace et le pragmatisme de l'entrepreneur·e qui vont l'aider à lever les freins liés à la crise et à y voir des opportunités. En osant se lancer dans cette période avec une vision optimiste et ambitieuse pour son projet, l'entrepreneur·e fait également preuve de résilience.

"Je considère cette période comme une étape à laquelle je dois m’adapter et qui fera « partie de l’histoire » de mon projet. Un peu comme un premier test de résilience !"

À propos de résilience, Jean-Christophe Meslin rappelle dans son article très instructif sur les 6 facteurs de résilience, qu'il est "important de comprendre que la résilience est versatile et irrégulière. Vous pouvez l’être sur un sujet et pas sur un autre. Vous pouvez surmonter une lourde épreuve mais pas une seconde fois. En outre, la résilience c’est aussi le mouvement. Résilier c’est agir (en se donnant le droit à l’erreur) et non ne rien faire ou se plaindre."

5. La solidarité s'accentue

La crise liée au COVID-19 a déclenché de nombreuses initiatives solidaires dans de nombreux secteurs. Cette solidarité est d'autant plus importante lorsqu'on entreprend. La solitude de l’entrepreneur·e est bien connue, et elle peut aussi bien mener à mal le projet que l'entrepreneur·e. Pour faire face à cette solitude, il est impératif de créer son réseau et sa communauté dès les premiers jours de vie du projet. Les atouts d'un réseau sont multiples : obtenir des retours d'expérience, éviter les écueils, faire connaitre son offre avant même de sortir son produit ou service, être référencé·e comme expert·e dans son domaine...

Comment poser ses idées ? Par où commencer ? Autant de questions qui peuvent effrayer l'entrepreneur·e qui initie son projet. S'entourer est donc la clé pour répondre à ses interrogations avec efficacité, et Natacha Piatek l'a bien compris :

"L' accompagnement d'1Kubator est d’autant plus précieux en cette période qu’il nous permet de garder un rythme et limite l’isolement. Nous suivons des ateliers plusieurs fois par semaine, théoriques et pratiques, et sommes challengés à chaque étape par l'équipe et les autres porteurs de projets de notre promotion. Cela apporte des bases fondamentales pour se structurer et gagner en efficacité dès les premières étapes de son projet."

La période idéale pour se lancer n'existe pas. Mais être entrepreneur·e, c'est aussi détecter les opportunités là où d'autres ne les verraient pas. S'entourer, faire du temps son allié, faire preuve de résilience sont les clés pour réussir son projet entrepreneurial. Mais période de crise ou non, le plus important, c'est d'oser se lancer !

Tu as envie d'entreprendre, mais tu n'as pas encore sauté le pas ? Fais-le en rejoignant 1Kubator !

Natacha Piatek est une jeune entrepreneure lyonnaise qui développe la première plateforme dédiée à la « Formation Expérientielle » : une solution à destination des entreprises qui maximise l’efficacité des formations professionnelles, grâce à des missions immersives, pratiques et impactantes, auprès d'acteurs innovants et engagés du territoire.

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